Résumé

Charles Chailly-Honoré De l'Éducation physique des enfants depuis la naissance jusqu'au sevrage… (1844)

Beaucoup de nourrices, de mères surtout, ne placent l'enfant dans son berceau que lorsqu'il s'est endormi au préalable sur les genoux ; cette habitude est nuisible à la santé de l'enfant et en outre le rend exigeant. Si j'insiste pour qu'aucun soin, aucune fatigue ne soit ménagée quand cela importe à la santé de l'enfant, je m'élève aussi contre les complaisances tout au moins inutiles, si elles ne lui sont pas nuisibles, et qui assujettissent les mères, les nourrices, les bonnes, à un esclavage, à des fatigues continuelles.
Source : Gallica

Charles Chailly-Honoré De l'Éducation physique des enfants depuis la naissance jusqu'au sevrage… (1844)

Combien ne voit-on pas de femmes qui n'arrivent péniblement à l'accomplissement de la tâche qu'elles se sont imposée qu'au détriment de leur santé et quelquefois au détriment de celle de leur enfant ; qui, amaigries, souffrantes, ne peuvent jamais se remettre des fatigues d'une nourriture accomplie dans de mauvaises conditions ! Combien aussi n'en voiton pas qui, exténuées, sont obligées de cesser l'allaitement, parce que l'enfant dépérit à leur sein!
Source : Gallica

Charles Chailly-Honoré De l'Éducation physique des enfants depuis la naissance jusqu'au sevrage… (1844)

La plupart des femmes du monde qui nourrissent leur enfant ne sont pas assez fortes pour résister aux fatigues de l'allaitement, pendant le jour et la nuit ; la privation de sommeil ne tarderait pas à altérer leur santé et, par suite, à diminuer leur lait, et même à le faire perdre entièrement. Mais il n'en est pas de même de la nourrice : d'une constitution plus robuste, exempte des préoccupations de la vie, des soins domestiques, elle peut se reposer dans le jour bien plus facilement que la mère-nourrice.
Source : Gallica

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