Résumé

Portrait de Charles De Coster Charles De Coster Les Frères de la Bonne Trogne

La Dent de fer fut le premier que les bonnes femmes ouïrent avec grand fracas choir, à cause que Wantje lui avait tiré une flèche, laquelle lui était entrée en l’œil subtilement.
Aucuns n’étaient point blessés, mais avaient la conscience trouble, et considérant tous ces habits blancs, ils pensèrent que c’étaient les âmes de ceux qu’ils avaient fait passer de vie à trépas, lesquels par permission de Dieu se venaient venger d’eux. — Ils tombèrent le visage contre terre, comme morts par peur, et s’écriant lamentablement : Merci Seigneur Dieu, faites rentrer en enfer, ces fantômes.
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À la troisième heure, survint Blaeskaek et prit nouvelles. — Mais comme il s’en voulait aller, il fut arrêté par Pieter Gans, lequel lui dit : « Ayant célé le secret aux miens serviteurs, de peur qu’ils n’en aillent caqueter à l’ecclésiastique, je suis comme seul en la maison. — Il ne faut donc point partir de sitôt, car il peut advenir céans quelque méchante affaire, et pour lors il fera bon avoir du cœur au ventre. Seul je n’en aurai point, mais à deux nous en aurons de trop. — Il convient aussi nous bien armer en guerre. Et en place de dormir nous banquetterons et boirons allègrement. »
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Ce dont Pieter Gans et Blaeskaek furent grandement ravis. — Et coururent au clos en grande hâte.
Pieter Gans, empêché à quérir sa pipe de cervoise, la vit muée en pierre et au-dessus était assis comme sus un roussin, une manière de garçonnet nu tout à fait, garçonnet gentil et mignon, couronné de pampres allègrement, avec grappes pendant sur l’oreille.
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