Résumé

Charles Givelet Exposition rétrospective de Reims… (1895)

Que les musées recueillent les épaves du passé, rien de mieux; mais qu'ils contribuent, pour s'enrichir, à la destruction de monuments encore solides et intacts, c'est ce qu'on ne saurait admettre. Les musées devraient être seulement les nécropoles des œuvres d'art ayant perdu leur existence propre. Autrefois, le musée, comme on le conçoit aujourd'hui, n'existait pas. L'œuvre d'art avait une destination et une place déterminée ; elle était conçue pour décorer une chapelle, un tombeau, un hôtel de - ville, une place publique, une fontaine.
Source : Gallica

Charles Givelet Exposition rétrospective de Reims… (1895)

Construite au début du XIIIe siècle, probablement selon nous à la même date que l'abside de Notre-Dame, e la chapelle de l'Archevêché est un charmant édifice gothique, composé, comme la Sainte-Chapelle de Paris, d'une chapelle haute et d'une chapelle basse, ouvrant l'une et l'autre dans l'intérieur du palais (1) . L'édifice supérieur offre une grande élégance et beaucoup de légèreté ; celui du dessous est au contraire d'une architecture plus simple, il est éclairé par des fenêtres cintrées, et se trouve maintenant en contre-bas par suite de l'exhaussement du sol dans le jardin de l'Archevêché.
Source : Gallica

Charles Givelet Exposition rétrospective de Reims… (1895)

Il existe donc, pour le Musée lapidaire de Reims, trois locaux également pleins, ou, si l'on peut s'exprimer ainsi, trois tronçons d'un Musée en quête d'unité, de régularité et de classement : E tribus fiât unuml Mais cette unité ne se fera pas d'elle-même, ni avec le seul concours des bonnes volontés particulières; il faut, pour l'obtenir, la création d'un unique et vaste local, construit et aménagé avec une grande simplicité sans doute, mais à l'aide d'un budget normal, tel que la Ville peut seule en constituer un sur ses ressources affectées aux Beaux-Arts.
Source : Gallica

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