Résumé

Nicolas Fétu Le Musée archéologique de Dijon… (1865)

Un vague frémissement de branches de chêne, mêlé à la froide haleine de la mort, passe sur votre front. Nous sommes au milieu des mânes de nos pères.
La plupart de ces monuments proviennent des fondations du Castrum Divionense et d'autres substructions où ils avaient été enfouis par le fanatisme des conquérants sur le territoire de Dijon, à Mâlain, à Alésia, à Pontailler, à Gissey-sur-Ouche, à Mirebeau, à Sacquenay, à Essarois, à Vertilium, aux sources de la Seine,
Presque tous appartiennent à la phase Gallo-Romaine et sont, pour la plupart, de la main d'artistes gaulois.
Source : Gallica

Nicolas Fétu Le Musée archéologique de Dijon… (1865)

Rien ne désarme une puissance qui puise l'excuse de ses actes dans la sainteté du but et dans la conviction de sa propre grandeur. Les œuvres de l'art comme les œuvres du culte furent dispersées, mutilées, enfouies pêle-mêle avec les os des derniers défenseurs de l'indépendance gauloise, et sur ces débris, précieux dépositaires de nos origines, s'éleva le sépulcral et grandiose édifice du Moyen-Age, bâti à la fois par le Diable et par Dieu, et qui avait pour base l'Enfer et pour voûte le Ciel.
Source : Gallica

Nicolas Fétu Le Musée archéologique de Dijon… (1865)

Ce sont elles qui ont bati les cathédrales de la Foi ; c'est encore avec ce ciment que la Science bâtira les siennes. Les trentesix membres titulaires de la Commission des Antiquités ne voudront pas laisser leur œuvre inachevée. Ils ne se contenteront pas de disserter à huis-clos. Le grain qui reste à côté du sillon se dessèche et ne porte point de fruit. Ils feront rayonner leurs lumières sur notre population si avide de science et d'art. Ils voudront combler l'une des lacunes les plus regrettables du programme d'éducation publique moderne, où l'étude des antiquités fait complètement défaut.
Source : Gallica

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