Résumé

Charles Loyer La vérité sur l'échange des prisonniers français et des prisonniers arabes (1870)

Pendant que nos bataillons bouclaient leurs sacs, un homme de paix songeait à ces courages malheureux que renverse vivants la fortune de la guerre, et que ramasse la captivité. Les prisonniers arabes s'entassaient depuis longtemps chez nous, sous le drapeau de la victoire ; mais que devenaient les nôtres, entre les mains delà défaite?... Voilà ce que se demandait, avec une sainte douleur, l'homme de paix, monseigneur Dupuch, premier évêque d'Alger.
Source : Gallica

Charles Loyer La vérité sur l'échange des prisonniers français et des prisonniers arabes (1870)

« Homme de prière!...
— Où vas-tu?
— Chez Abd-el-Kader, le grand émir...
— Que veux-tu de lui ?
— Délivrance pour les captifs de la guerre, arabes ou chrétiens, tous enfants de Dieu !
— Passe en paix, homme de bien : que Dieu et son prophète te conduisent et te ramènent. »
L'intrépide missionnaire ne savait pas encore que le médecin et le prêtre, fassent-ils même de race ennemie, sont vénérés chez ce peuple antique, et préservés de ses vengences. Mais ce n'est pas tout. L'hospitalité l'escorta de tribu en tribu, malgré le trouble et l'irritation des esprits.
Source : Gallica

Charles Loyer La vérité sur l'échange des prisonniers français et des prisonniers arabes (1870)

On les vit marcher péniblement, exténués des fatigues que leur avait occasionné la présence si inattendue de l'armée française, sur le lieu où ils devaient la veille recouvrer la liberté, le coeur brisé de reconnaissance, saisissant en passant une main bénie et y appliquant leurs lèvres desséchées. L'évêque et son grand vicaire se détournèrent pour cacher leur émotion qui fut partagée par le califa.
Source : Gallica

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