Résumé

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Le Lendemain de la victoire en Pologne

La preuve que l’empereur Alexandre n’avait rien à dire à Nice, c’est qu’il ne l’a pas dit avant d’y arriver, c’est qu’il a cru pouvoir venir en France avec le triste cortège des répressions sanglantes et ininterrompues, c’est que la Pologne reste aujourd’hui ce qu’elle était hier, la grande et héroïque victime. Situation poignante d’un pays que la force cerne dans son isolement lointain sans pouvoir l’étouffer, et à qui tout manque périodiquement, tout, hormis cette étincelle intérieure que les malheurs ne font que raviver !
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Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Le Lendemain de la victoire en Pologne

C’est le problème du lendemain des victoires de la force, le terrible problème pour les vainqueurs aussi bien que pour les vaincus.
Il est vrai, tout est fini ; du moins la partie extérieure et émouvante du drame est achevée. Il n’y a plus de ces duels sanglans et retentissans entre toute une armée accourant du fond de l’empire du tsar et ces bandes de volontaires jaillissant pour ainsi dire du sol par le tout-puissant ressort du patriotisme, menés au combat par un gouvernement invisible. Il n’y a plus de dialogue diplomatique savamment conduit entre l’Europe et la Russie.
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Un jour, il y a trente-trois ans, pendant l’insurrection de cette époque, les Polonais, dans un élan désespéré, s’écriaient : « La France est trop loin, et Dieu est trop haut ! » Il est vrai, encore une fois, la France a été trop loin ; mais Dieu ne peut être trop haut, parce que c’est la justice et l’humanité qui élèvent leur protestation contre une politique meurtrière à la fois pour ceux qui la pratiquent et pour ceux qui en souffrent, pour les vaincus et pour les vainqueurs d’un jour.
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