Conseil national du crédit et du titre

Résumé

Conseil national du crédit et du titre La réforme de la législation sur l'usure… (1992)

En outre, la production de crédit engendre des externalités négatives entre les prêteurs, et entre les emprunteurs. Entre les prêteurs, car un prêteur mal informé, ou insuffisamment prudent, peut faire courir aux autres prêteurs un risque systémique. Entre les emprunteurs, car la marginalisation croissante des emprunteurs risqués peut inciter des emprunteurs solvables à renoncer eux-mêmes au crédit par crainte d'une éventuelle marginalisation. Pour corriger ces externalités négatives, une solution consiste alors à interdire l'octroi de crédit aux agents risqués en fixant un taux d'usure.
Source : Gallica

Conseil national du crédit et du titre La réforme de la législation sur l'usure… (1992)

En effet, le modèle de Greer montre que le taux d'usure, lorsqu'il a un effet sur l'économie, a un effet négatif même dans un cadre monopolistique. Il n'empêche pas l'existence de surprofit et amène à un rationnement du crédit plus grand. Cela est dû au fait que le monopole compense la perte de pouvoir sur les prix qu'engendre la réglementation, par un pouvoir accru de rationnement. Il en résulte que la législation ne peut compenser une absence de concurrence dans le marché du crédit.
Source : Gallica

Conseil national du crédit et du titre La réforme de la législation sur l'usure… (1992)

Inefficace dans la mesure où il restreint le crédit distribué en dessous du niveau demandé par le marché et il réduit ainsi l'investissement, en particulier dans les entreprises petites et moyennes dont la probabilité de défaut est plus importante. Injuste car non seulement le taux d'usure empêche les individus les plus risqués d'avoir accès au marché du crédit, mais encore il rend le crédit moins cher aux classes les moins risquées.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature