Résumé

Considérations sur quelques doctrines politiques de M. Fiévée (1816)

Ainsi, dans le despotisme l'action est une, il est vrai ; mais par la compression de tous les mouvemens ; la volonté est une, mais par la compression de toutes les volontés. Là tout le monde a perdu l'usage de ses mains, hors un homme ; toutes les voix sont étouffées, hors une voix.
L'autre fausse unité est plus savante , mais elle n'en est pas moins fausse. C'est celle qui résulte de l'équilibre entre des forces contraires. Cet équilibre supplée à l'unité, il la représente ; mais, ce n'est point elle. Il n'est
comme le despotisme que la différence des forces
Source : Gallica

Considérations sur quelques doctrines politiques de M. Fiévée (1816)

Ce fut là son adolescence ; elle grandit de règne en règne, et pour la première fois une fausse politique servit l'humanité. Ce fut alors que les communes purent racheter de leurs seigneurs le droit de la nature. Alors commencèrent à se briser ou à fléchir toutes ces ambitions auparavant liguées pour le mal, divisées pour le bien, toujours aussi prêtes à s'armer les unes contre les autres, qu'à se confédérer contre l'unité. L'affranchissement se fit par communes, plutôt que par individus, afin d'opposer des masses à des masses
Source : Gallica

Considérations sur quelques doctrines politiques de M. Fiévée (1816)

Dans ce système, le seul véritable , il y a liberté, parce qu'il y a égalité de droits ; il y a unité de volonté, parce qu'il y a unité d'intérêts. A la vérité tout périt à-la-fois parce que tout vit d'une même vie ; mais ne périt que tard, parce que tout s'emploie et que rien ne se perd dans les collisions. Admettez les intermédiaires ; que de transformations l'intérêt personnel devra subir pour devenir l'intérêt national ! Otez les intermédiaires, il n'en subira qu'une. Mais c'est-là le despotisme, dira quelqu'un.
Source : Gallica

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