Louis Bénaben, Procès de l'oligarchie contre la monarchie par L.-G.-J.-M. Bénaben (1817)
“ Le Français a trop de mobilité pour se gouverner lui-même , et trop d'esprit pour ne pas juger si on le gouverne bien ou mal. Son coeur est aimant; il lui faut donc des chefs qu'il aime, des chefs qui aient ses moeurs, son caractère, ses penchans, des chefs qui soient véritablement siens. Il les aima par choix d'abord ; pour les lui faire aimer par nature , les lois ont caché dans leurs fondemens un remède à sa mobilité. La légitimité était nécessaire aux Français plus qu'à tout autre peuple. L'égalité ne lui est pas moins nécessaire. ”
