Résumé

De la majorité future, par un membre de l'ancienne

La plus grave accusation qu'on ait imaginée contre les doctrinaires, c'est qu'ils méditent de revenir sur l'abolition de l'hérédité de la pairie. Je crois pouvoir affirmer qu'ils n'y songent pas le moins du monde. D'abord j'en connais qui ont voté cette abolition ; ensuite les doctrinaires savent, tout comme les autres, accepter les faits accomplis lors même qu'ils s'y sont opposés. Ils ne sont point gens à susciter des questions endormies ou enterrées, pour troubler à plaisir le pays. Ils vont avec le temps, avec les choses, parce que leurs yeux sont tout aussi bons que ceux du tiers-parti.
Source : Gallica

De la majorité future, par un membre de l'ancienne

Et un ministère qui comprendra cette nature essentielle d'une majorité française, s'y conformera de bonne grâce, sans toutefois renoncer à la diriger. Là doit se montrer l'habileté d'un homme d'état chez nous : savoir diriger une majorité en paraissant toujours agir de concert avec elle, de telle sorte qu'elle voie constamment dans ses chefs réels des hommes qu'elle a produits et qu'elle veut soutenir.
Source : Gallica

De la majorité future, par un membre de l'ancienne

Nul ne contestait plus au ministère le choix des moyens et du temps; tous convenaient qu'il fallait attendre tout au moins à la session prochaine. Mais les uns voulaient qu'une commission procédât à l'examen ; les autres ne le voulaient pas. Ceux-ci disaient que de la discussion ressortait suffisamment la reconnaissance du principe; ceux-là prétendaient qu'il fallait quelque chose de plus explicite. Un ajournement formulé, consacrant le principe et en réservant l'application à une époque déterminée, était le moyen de satisfaire tant bien que mal les uns et les autres.
Source : Gallica

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