Résumé

Portrait de Edgar Quinet Edgar Quinet La France et la Sainte-Alliance en Portugal… (1847)

Ou chaque révolution est criminelle, illégitime en soi (et il faut appeler l'étranger pour écraser 1830) , ou le mouvement qui fit courir le Portugal aux armes, partait non-seulement d'un droit, mais d'un devoir, hors duquel il n'y avait plus ni honneur, ni conscience, ni vie. Si quelque chose démontre que cette nation est un corps vivant, non un corps mort dans lequel chacun peut enfoncer le pied, c'est précisément qu'ayant senti l'injure, elle s'est soulevée pour la châtier ou pour y mettre un terme.
Source : Gallica

Portrait de Edgar Quinet Edgar Quinet La France et la Sainte-Alliance en Portugal… (1847)

Autant le peuple portugais aspirait à renaître, autant le gouvernement de dona Maria s'obstinait à empêcher cette résurrection. Il est si beau de trôner sur un peuple mort! quelle paix souveraine! quel calme majestueux ! On regrettait le tranquille Défunt de l'ancien régime, et l'on ne désespérait pas de faire rentrer dans son suaire, le peuple qui y était resté sagement enseveli deux siècles. De là cette situation étrange d'un pays, ou toute marque de vie est considérée comme une rébellion. La nation veut revivre; la reine trouve plus légitime de régir un cadavre.
Source : Gallica

Portrait de Edgar Quinet Edgar Quinet La France et la Sainte-Alliance en Portugal… (1847)

Le Portugal ne se contentait pas d'une imitation stérile, comme on le pense; la renaissance politique se fondait sur la renaissance de l'esprit portugais lui-même. Dans ce pays qui depuis deux siècles avait cessé de penser, une vie inattendue éclatait en des oeuvres inspirées par l'amour et la tradition du pays. De nombreux écrivains surgissaient qui tous puisaient leur génie dans le même sentiment de la patrie réparée. Une ombre d'indépendance avait suffi pour rendre l'essor aux âmes ; la civilisation morte se redressait.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature