Résumé

Fleur du cloître, ou Vie édifiante de soeur Marie-Céline de la Présentation… (1924)

« Vous m'avez supportée, ô bon jésus... Merci... Le soleil du jour de ma prise d'habit a disparu trop tôt, la journée s'est écoulée trop vite, mais il m'en reste le souvenir si doux, souvenir qui me remplit de joie... En y songeant, mon cœur s'élève vers Vous, ô le Roi de mon âme, pour vous aimer davantage.
» Que n'ai-je l'amour des anges ! l'amour de ces vierges qui vous aiment tant ! J'ai soif de l'amour ! Quand on vous aime, mon Dieu, peut-on vous offenser ? ô bon jésus, embrasez mon cœur !...
Source : Gallica

Fleur du cloître, ou Vie édifiante de soeur Marie-Céline de la Présentation… (1924)

Au cloître, elle est l'ange du Noviciat. On se demande « où pourrait se trouver en elle l'ombre d'une imperfection ». On ne se lasse pas d'admirer « ses excès d'humilité, sa délicieuse simplicité, sa candeur incomparable ».
Un jour, on est étonné de la voir s'acheminer rapidement vers le Calvaire. Elle en donne l'explication : « J'ai demandé à Dieu la souffrance, dit-elle, et il m'a répondu ». Elle souffre longtemps et s'avance vite par la souffrance dans la perfection. Elle avait dit : « Le bon Dieu veut que je souffre... au moins voudrais-je bien souffrir, souffrir très bien ».
Source : Gallica

Fleur du cloître, ou Vie édifiante de soeur Marie-Céline de la Présentation… (1924)

Une religieuse présente, voyant cet effort désespéré, dit à la mourante : « C'est l'image du Sacré-Cœur qui est là sur votre drap... — Mais, s'écria Marie-Céline, ne voyez-vous pas le diable là... sur le lit ?... » et, dans sa pâleur de mort, terrifiée et tremblante, elle faisait pitié à voir... Peu après, elle prit vivement son crucifix, le baisa et dit avec un ineffable sourire: « Qu'Il est bon Jésus ! Qu'il est bon ! !... » Elle baisa aussi plusieurs fois la statuette de l'Enfant-Jésus de Prague et l'image de la statue miraculeuse de Notre-Dame de Laghet...
Source : Gallica

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