Résumé

Félix Gouin La Bible et la morale chrétienne… (1907)

Il est donc établi aujourd'hui que le dogme de la divinité de Jésus est d'origine postérieure à la mort du Christ.
En résumé, si les Evangiles sont la source de la vérité, on doit reconnaître que cette source n'a pas toujours coulé pure jusqu'à nous. Et de fait, cette vie du Dieu fait homme qu'ils nous racontent est si obscure et confuse, que l'on s'est demandé souvent s'il avait réellement existé. Le doute n'est évidemment plus possible aujourd'hui, mais l'on doit au moins avoir le courage d'affirmer hautement le peu que nous savons sur l'existence de Jésus.
Source : Gallica

Félix Gouin La Bible et la morale chrétienne… (1907)

Nous retrouvons des résidus de cette croyance chez les premiers pères de l'Eglise, et notamment chez Saint Ambroise. « Nous devons nous souvenir, dit-il, dans son ouvrage sur la Création, que la lumière du jour est une chose et la lumière du soleil, de la lune et des étoiles une autre chose, le soleil paraissant par ses rayons ajouter de l'éclat à la lumière du jour. Le jour en effet paraît avant le soleil, mais il n'est pas dans tout son éclat, car le soleil ajoute encore à sa splendeur ».
Comment ajouter foi d'ailleurs à un récit de la création aussi contradictoire que celui de la Genèse.
Source : Gallica

Félix Gouin La Bible et la morale chrétienne… (1907)

L'Etat ne peut appliquer cette solution. Il ne peut agir que par la loi, par l'autorité, par la force. Avec ces agents on asservit des peuples, on annexe des territoires, on ne détruit pas des idées. L'état ne peut terminer une lutte engagée défensivement par la société contre une conception aussi vieille qu'ellemême : « L'Etat n'est point la société, il n'en est qu'une forme historique aussi brutale qu'abstraite » (1) . Forme moderne du dogme autorité, s'il peut concurrencer les dogmes religieux, il est aussi impuissant à les détruire qu'un corollaire à infirmer son théorème.
Source : Gallica

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