Georges Henri Hervé

Résumé

Georges Henri Hervé Les prétendus quadrumanes (1890)

« Des mammifères, dont les pieds ont plus ou moins la forme de mains. » — « Les pieds du singe, - écrivent MM. Bert et Blanchard, sont en réalité de véritables mains, composées de cinq doigts, dont l'un, le pouce, est opposable aux quatre autres. Ces mains, qui terminent les membres postérieurs, ont, d'une façon générale, la même structure que celles du membre antérieur et sont même mieux adaptées à la préhension. On peut donc dire que les singes ont quatre mains, d'où le nom de quadrumanes qui leur a été donné. Ainsi, l'homme seul est réellement bimane et bipède1. »
Source : Gallica

Georges Henri Hervé Les prétendus quadrumanes (1890)

Son pied est devenu, par le fait, un instrument de préhension puissant, plus puissant même que la main, dont le pouce est en général assez réduit, surtout chez les anthropoïdes, et parfois tout à fait atrophié (genres atèle, ériode, colobe) . Il y a là, je le répète, une adaptation toute particulière et qui s'écarte notablement de la modalité fonctionnelle du pied de l'homme. Chez l'homme, le gros orteil, parallèle ou presque parallèle aux quatre orteils suivants, ne s'en écarte que dans des limites étroites et ne jouit à leur égard d'aucun mouvement d'opposition.
Source : Gallica

Georges Henri Hervé Les prétendus quadrumanes (1890)

On a pu, de la sorte, considérer l'adducteur oblique et l'adducteur transverse du singe comme formant une masse musculaire unique, divisée en deux chefs. Mais l'adducteur transverse de l'homme n'est lui-même, ainsi que nous le dirons tout à l'heure, qu'une partie individualisée de ce muscle primitivement unique, et la séparation en deux muscles distincts n'est même pas la règle constante : dans nombre de cas, en effet, les faisceaux d'origine des deux chefs de l'adducteur du gros orteil restent accolés chez l'adulte, le muscle étant alors unique, comme il l'est normalement chez le singe.
Source : Gallica

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