Résumé

Henri Genevois La défense nationale jugée par l'Allemagne (1897)

En 1893, comparant la conduite de la France et celle de l'Autriche, nous écrivions :
« Un tel contraste de conduite n'est pas seulement l'indice d'une différence profonde dans l'organisme des deux nations; par son abdication, l'un des deux pays s'est voué à la dépendance et au démembrement plus ou moins déguisés, plus ou moins ajournés; l'autre a reconquis, en dépit des diminutions matérielles et provisoires, la plus longue vitalité qu'un peuple puisse espérer dans les évolutions du monde (i) . »
Le salut du czar au monument de Gambetta consacre cette appréciation.
Source : Gallica

Henri Genevois La défense nationale jugée par l'Allemagne (1897)

Voici cent ans, à une époque héroïque, le crime de tiédeur patriotique fut puni de l'échafaud : chaque individu se devait, sous peine de mort, au sauvetage de la race.
En 1870, la France a de nouveau affirmé son droit à l'existence et démontré sa puissance de vie. Voilà pourquoi l'on ne craint pas de s'associer à nos destinées.
L'Europe, mieux que nous, connaît notre propre histoire : l'alliance russe, c'est le jugement de l'étranger sur la Défense nationale.
Source : Gallica

Henri Genevois La défense nationale jugée par l'Allemagne (1897)

L'une des hypothèses laisse intact et vivant le sentiment de notre vitalité ; elle nous anime d'un espoir indomptable et agissant dans les destinées de la nation française. L'autre hypothèse, ce serait la triste constatation d'une incurable dégénérescence : le découragement mortel et définitif.
Le problème, on le voit, n'est pas seulement politique ou militaire : c'est là le moindre côté de la question. C'est un aspect secondaire, la
France ayant à travers les siècles subi assez de défaites suivies d'autant de revanches pour qu'un accident de plus ne puisse entraver ses destinées.
Source : Gallica

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