Résumé

Hélène Metzger Essai sur la chimie expérimentale…

Ce qui brûlera c’est le soufre ; ce qui s’exhale en fumée est le mercure ; ce qui reste en cendres est sel. Ainsi donc sont trouvées trois choses, ni plus, ni moins, séparées chacune l’une de l’autre. Il faut remarquer, au sujet de ces trois principes, que toutes choses les contiennent d’égale manière. S’ils ne s’offrent pas immédiatement à la vue d’une façon uniforme, néanmoins ils se révèlent sous l’influence de l’art qui les isole et les rend visibles. Ce qui brûle est le soufre. Tout ce qui entre en combustion est soufre. Ce qui s’élève en fumée est mercure.
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Hélène Metzger Essai sur la chimie expérimentale…

Mais cela n’est point assuré ; le feu est prodigieusement instable ; après avoir consumé tous les aliments dont il a pu s’emparer, après avoir chauffé, brûlé, éclairé, il s’éteint et disparaît ? Ne serait-il donc qu’un phénomène éphémère et passager ? Un instrument de l’art, un agent de la nature sans aucune corporalité ? Cette opinion soutenue par Van Helmont s’impose à un grand nombre de chimistes et elle est reprise par les adeptes de la philosophie mécanique qui ne veulent voir dans la flamme, la lumière et la chaleur, qu’une manifestation sensible de l’agitation moléculaire [19] .
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Hélène Metzger Essai sur la chimie expérimentale…

Ces savants, admettant les opinions courantes de leur temps, comparaient bien souvent les métaux aux êtres vivants ; si vous tuez un animal, une poule ou un bœuf, par exemple, l’être privé d’âme s’affaisse et pèse davantage contre la terre ; le « principe de vie » qui s’échappe au moment de la mort est donc un « principe de légèreté » ; pareillement si vous calcinez un métal, vous le « mortifiez » ; en même temps que l’éclat métallique disparaît, se forme une poudre d’où tout « esprit » a disparu et qui subit, plus que le métal vivant, l’action de la pesanteur.
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