Résumé

M. Payen Les Industries chimiques au XIXe siècle

Les verreries, de leur côté, consommaient d’immenses quantités de soude. Le verre n’est qu’un composé de silice ou pierre à fusil (acide silicique) et de diverses bases alcalines et terreuses, la potasse, la soude, la chaux, la baryte ; certains oxydes minéraux lui donnent les colorations les plus variées, quelquefois les plus fâcheuses : que la pâte contienne seulement des traces de fer, et au lieu de verre blanc on n’a que du verre commun à vitres, ou, si l’oxyde ferrugineux est en proportions plus fortes, du verre à bouteilles d’un vert foncé.
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M. Payen Les Industries chimiques au XIXe siècle

Si les habitans de la contrée où fonctionnaient les fabriques de soude étaient justement alarmés d’un pareil état de choses, le propriétaire de l’usine n’avait pas lieu d’être plus rassuré de son côté, car les inconvéniens qu’il imposait à ses voisins et dont il était responsable pouvaient se chiffrer en argent ; la menace d’avoir à payer des dommages écrasans était suspendue sur sa tête, et la découverte d’un moyen de condenser ou recueillir tout l’acide chlorhydrique devenait pour les soudières une question de vie ou de mort.
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M. Payen Les Industries chimiques au XIXe siècle

En peu d’années, un procédé des plus remarquables fut trouvé pour fabriquer l’acide sulfurique, et cette grande industrie, marchant parallèlement avec celle de la soude, dont elle était issue, a véritablement bouleversé toutes les industries chimiques. C’est à l’aide de l’acide sulfurique en effet, le plus puissant des acides usuels dans des circonstances données, que l’on parvient, soit directement, soit indirectement, à extraire de différens sels la plupart des acides employés dans les laboratoires et dans les arts.
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