Résumé

Étienne Ossian Henry Analyse chimique des eaux qui alimentent les fontaines publiques de Paris (1848)

Quoi qu'il en soit, malgré toutes ces causes réunies qui contribuent à altérer l'eau de la Seine dans son parcours d'amont en aval de Paris, on ne doit pas moins la regarder comme une des meilleures eaux que l'on connaisse, car à l'exception de quelques eaux de sources ou de rivières qui proviennent de la fonte des neiges ou qui sourdent dans des terrains de lave, de basalte ou de granit, ou qui les traversent sans les dissoudre, il est peu d'eaux qui laissent moins de résidu par l'évaporation et dont les sels soient de meilleure nature.
Source : Gallica

Étienne Ossian Henry Analyse chimique des eaux qui alimentent les fontaines publiques de Paris (1848)

Si, aux yeux du vulgaire et des gens du monde, comme l'a fort bien dit M. Dupasquier (1) , la pureté en fait d'eau, c'est la limpidité parfaite, c'est-à-dire, l'absence de toute matière en suspension dans le liquide, ce mot n'a pas la même acception dans le langage scientifique. Pour le chimiste au contraire, la pureté, c'est l'absence de toute matière en dissolution, et à ses yeux l'eau la plus pure est celle qui laisse le moins de résidu par l'évaporation.
Source : Gallica

Étienne Ossian Henry Analyse chimique des eaux qui alimentent les fontaines publiques de Paris (1848)

Mais pour la série des eaux du canal de l'Ourcq et pour les eaux de Belleville, des Prés-Saint-Gervais et de la Bièvre, nous avons apprécié la proportion relative de l'air par l'action que chacune de ces eaux exerçait sur une solution d'indigo désoxigéné. Par la teinte opaline ou bleue plus ou moins foncée, et même par le précipité bleu qui se manifestent dans l'eau ainsi
essayée, on juge de la quantité d'air atmosphérique et surtout de sa plus ou moins grande richesse en oxigène.
Source : Gallica

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