Fièvre intermédiaire

Définition et enjeux

Léon Colin,  Traité des fièvres intermittentes (1870)

“ On pense généralement que les accès d'une fièvre simple, en se renouvelant et en se répétant, déterminent du côté des organes internes des congestions ou irritations qui deviennent la cause d'un mouvement fébrile continu, sur lequel vient s'enter l'accès intermittent ; à ce compte, une fièvre tierce, par exemple, deviendrait successivement quotidienne, rémittente, et enfin continue, par le seul fait de la répétition des accès. ”
Source : Gallica

Léon Colin,  Traité des fièvres intermittentes (1870)

“ Nous dirons plus : les accidents pernicieux sont plus communs dans la fièvre rémittente et continue que dans la fièvre périodique. Ceux qui ont été frappés de la bénignité générale de la fièvre rémittente, et qui ont voulu en faire un argument pour nier son origine palustre, ignorent combien, relativement au nombre des malades, est faible la mortalité des affections de cette dernière nature. Nous traiterons cette question avec détails au chapitre du pronostic; nous nous bornons à donner ici la preuve que la mortalité par fièvre rémittente égale ou dépasse la mortalité par fièvre intermittente. ”
Source : Gallica

Léon Colin,  Traité des fièvres intermittentes (1870)

“ Non-seulement les malades qui en ont été atteints ont subi un déchet analogue à celui qu'entraînent les accès de fièvre, déchet caractérisé par la pâleur et la coloration jaunâtre de la face, la faiblesse et les palpitations de l'anémie, quelquefois l'hypertrophie de la rate ; mais de plus, et c'est le point essentiel, durant tout le décours de ces fièvres rémittentes, comme pendant leur convalescence, les malades sont sous l'imminence des accidents pernicieux propres aux fièvres intermittentes. ”
Source : Gallica

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