“ L'attention des autorités hiérarchiques est, en conséquence, attirée sur l'obligation formelle, dès que l'envoi devant un conseil d'enquête est proposé par un chef de corps ou de service, de veiller à ce qu'aucun retard ne soit apporté, d'abord à l'examen et à la transmission du dossier, ensuite à Vaccomplissement des formalités de la procédure prescrites par le décret, puis à la réunion du conseil et enfin à l'envoi du dossier complet de l'affaire à l'autorité qualifiée pour statuer. ”
Citations de Instruction pour l'application du décret du 20 mai 1932 sur les conseils d'enquête des militaires non officiers… ()
“ L'avis du conseil est défavorable à l'intéressé ; dans ce cas, l'autorité appelée à statuer peut, compte tenu des circonstances de la cause, ne pas suivre cet avis et envisager une sanction moins grave que celle qui a fait 1 objet de la question posée au conseil. C'est ainsi qu'un sous-officier de carrière qui pourrait, sur l'avis conforme du conseil d'enquête, être placé en réforme, peut être placé en non-activité ou mis aux arrêts ; de même un sergent rengagé qui pourrait être cassé peut être simplement rétrogradé. ”
“ De façon générale, l'officier qui apparaît le plus qualifié pour établir le rapport en cause est le commandant de l'unité (compagnie, batterie, escadron) à laquelle appartient le militaire intéressé. 3° Cas où l'envoi est ordonné d'office.– Le Ministre ou le commandant de la région peut, selon le cas, donner d'office l'ordre d'envoi sans qu'il y ait eu plainte ni rapport. Le Ministre peut également prescrire au commandant de la région, lorsque c'est à celui-ci qu'il appartient de le faire, d'envoyer d'office un militaire devant un conseil d'enquête. ”
