Edmond-Pierre Sillières

Résumé

Edmond-Pierre Sillières Le droit disciplinaire dans l'armée… (1935)

Dans la limite de ce droit, qui varie avec le grade, tout chef militaire peut sanctionner directement la faute d'un de ses subordonnés s'il appartient à son corps ou service. C'est que non seulement il connaît ou doit connaître ses subordonnés, mais, dans l'exercice de son commandement, il est nécessaire qu'ils lui obéissent sans discussion, en lui apportant toute leur bonne volonté. Il y va de la bonne marche du corps ou du service dans lequel il commande ou qu'il dirige. Le droit de sanction doit intervenir immédiatement pour empêcher que les éléments insubordonnés viennent la troubler.
Source : Gallica

Edmond-Pierre Sillières Le droit disciplinaire dans l'armée… (1935)

Le rôle de l'armée est tout autre. Que ce soit en temps de paix ou en temps de guerre, il est d'être éminemment actif.
En temps de paix, le rôle de l'armée est d'instruire les citoyens dans le métier des armes, de constituer une force prête à intervenir si besoin est pour la défense du territoire ou des colonies, ou même encore pour soutenir l'honneur et l'intérêt national par une expédition militaire; enfin, elle peut être appelée à participer au maintien de l'ordre sur le territoire national.
Source : Gallica

Edmond-Pierre Sillières Le droit disciplinaire dans l'armée… (1935)

Comme l'expose fort bien le rapport du Ministre de la guerre au Président de la République, la cassation n'est pas seulement une punition en soi. La question qui se pose, en effet, au point de vue du commandement est de savoir si une punition ayant été encourue, l'intéressé reste digne de conserver ou non son grade (1) .
Si la cassation intervient, elle ne peut en bonne logique supprimer les effets de la punition. Si le gradé est cassé, c'est parce qu'il a été puni, la cassation n'est plus qu'un accessoire de la punition principale.
Source : Gallica

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