Jacques-Marie Trichaud

Résumé

Jacques-Marie Trichaud Une violette du jardin de saint Dominique (1884)

Tout le cours de notre existence N'est qu'un long et rude combat, L'homme ferme que rien n'abat, Seul obtiendra la récompense.
A l'aspect de notre courage, L'enfer a frémi de courroux; Mille ennemis fondent sur nous, Mais nous nous rions de leur rage.
Oui, pour prix de notre victoire, Le Dieu pour qui nous combattons S'apprête à couronner nos fronts Des nobles lauriers de la gloire.
Le jour même, comme consécration des bienfaits de la mission placés sous l'égide de la très sainte Vierge, fut érigée la confrérie du Rosaire, dont Marguerite fut nommée la
présidente.
Source : Gallica

Jacques-Marie Trichaud Une violette du jardin de saint Dominique (1884)

« 0 Marie, ma mère bien-aimée, je me réfugie sous votre puissante protection ; n'êtes vous pas la reine des anges ? Je veux être un séraphin, un chérubin, pour aimer tendrement Jésus, le fils de votre sein immaculé.
« J'aime beaucoup la violette dont le parfum est si agréable. Bonne petite fleur, vous vivez sous la verdure, toujours cachée ; moi aussi, je voudrais vous ressembler. Pourquoi ne suis-je pas une violette?
« Regardez, grand' maman, regardez tous : vous, maman, vous, papa, toi, Raoul, toi, Louis, regardez ! »
Source : Gallica

Jacques-Marie Trichaud Une violette du jardin de saint Dominique (1884)

Bien plus, une douce allégresse se peignait sur son visage faiblement boursouflé. Toujours aimable, toujours souriante, elle acceptait avec une résignation profonde les épreuves d'une maladie si douloureuse. Oh ! répétait-elle à ses parents effrayés, ne vous lamentez pas sur mon sort.
Nous devons nous incliner sous le bon vouloir du Seigneur. Ne faut-il pas nous séparer ici-bas ? Je suis la plus jeune de la famille, et peut-être le souverain maître de la vie
m'a choisie, moi qui le mérite si peu, pour jouir la première, en son paradis, de sa présence divine.
Source : Gallica

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