Jean-Julien Estrangin

Résumé

Jean-Julien Estrangin Le Musée lapidaire de la ville d'Arles… (1837)

LA VILLE D'ARLES.
Les Musées rapetissent l'art antique sans doute, mais ils sont indispensables pour conserver.
Il fut un temps où le Musée d'Arles occupait tout l'espace de la cité et se trouvait partout : dans les rues, dans les places, dans les églises, dans les maisons et jusques dans les champs (i) ; mais qu'en est-il résulté? l'enlèvement ou la dégradation des monumens.
Source : Gallica

Jean-Julien Estrangin Le Musée lapidaire de la ville d'Arles… (1837)

Cette dernière est considérée généralement comme une tête de déesse , quoiqu'aucun attribut ne caractérise la divinité.
Un nouvel examen , au moment d'écrire cette note, me porte à croire que cette tête est vraisemblablement ce que les maîtres de l'art appellent une FIGURE ICONIQUE, c'est-à-dire le portrait de l'impératrice Livie, épouse d'Auguste, mais sculptée dans le beau idéal; lumière ardente dans les arts, dont l'éclat pur et sublime, quoique austère comme la poîsie homérique, frappe nos sens, mais que la parole ne peut définir.
Source : Gallica

Jean-Julien Estrangin Le Musée lapidaire de la ville d'Arles… (1837)

Le Musée de Marseille a reçu d'autres tombeaux.
Avant 1789, on avait, à Arles, transformé en Musée les ruines de l'église de NOTRE-DAME-Des-GRAcES ou des CHAMPS-ELYSÉES, pour y réunir les monumens antiques; nous devons à cette idée la conservation de la plupart des restes de ces monumens parvenus jusqu'à nous. Ils sont aujourd'hui transférés dans l'église SAINTE-ANNE, monument gothique-mauresque qui sert de musée lapidaire. Un conservateur, homme de savoir et de goût, M. Huart, et des portes fermées, assurent à nos enfans la transmission de ces précieux débris.
Source : Gallica

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