Joseph Verdunoy

Résumé

Joseph Verdunoy La Salette : histoire critique (1906)

Si Maximin ne m'a pas trompé, disait M. Vianney, il n'a pas vu la sainte Vierge. — Mais, monsieur le curé, on dit que Raymond avait poussé à bout cet enfant et que c'est pour se débarrasser de ses obsessions qu'il dit n'avoir rien vu. — ne sais pas ce que M. Raymond a fait ; mais je sais bien que moi je ne l'ai pas tourmente. Je n'ai fait que lui dire
quand on me l'a amené : C'est donc vous, mon ami, qui avez vu la sainte Vierge ? — Maximin ne disait pas qu'il avait vu la sainte Vierge ; il disait seulement qu'il avait vu une grande dame
Source : Gallica

Joseph Verdunoy La Salette : histoire critique (1906)

Les deux bergers franchissent le ruisseau, gravissent un petit monticule, découvrent leurs vaches de l'autre côte, sur le versant du Gargas. Tranquillisée, Mélanie descend la première; lorsqu'elle est à dix mètres du ruisseau elle aperçoit une clarté plus brillante que le soleil vers la fontaine tarie ; dans la clarté Maximin et elle voient une dame assise : les pieds de l'apparition reposent dans le lit desséché de la source, ses coudes sont appuyés sur ses genoux et ses mains soutiennent sa tête. La belle dame se lève, croise les mains sur sa poitrine et invite les enfants à s'approcher.
Source : Gallica

Joseph Verdunoy La Salette : histoire critique (1906)

Vous pouvez dire hautement, Monsieur le cure, comme le tenant de moi, que la fable Lamerlière est la fable la plus stupide, la plus grossière et la plus ouvertement démentie par des faits certains, que des hommes haineux et de mauvaise foi aient pu imaginer, et qu'avoir recours à cette supposition pour porter atteinte au fait de l'apparition de la sainte Vierge sur la montagne de la Salette, c'est montrer qu'il n'est aucune supposition raisonnable qu'on puisse opposer au miracle et c'est, par là même, le confirmer.
Source : Gallica

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