José Moselli

José Moselli

Résumé

Portrait de José Moselli José Moselli La Cité du gouffre (1926)

Je pus voir disparaître, les unes après les autres, les gouttelettes de condensation qui s’étaient formées contre les tôles. Mais j’entendis deux ou trois craquements sourds, qui m’avertirent que les parois de la chambre forte commençaient — comme moi — à donner des signes de fatigue... Je me remis à trembler en pensant à la mort qui me guettait ! Mourir était maintenant pour moi mourir deux fois ! Après ce que je venais de voir, ce que je voyais, je voulais vivre, pour faire connaître au monde mon extraordinaire découverte !
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Portrait de José Moselli José Moselli La Cité du gouffre (1926)

En moins de deux minutes, le youyou, monté par le second capitaine de l’Ariadne, Jacques Michel, et quatre robustes matelots, fut amené, avant même que le cargo eût complètement stoppé, et vogua dans la direction approximative où avaient disparu les débris de la sphère rouge et l’homme qui était dedans.
Un léger remous, ourlé d’une dentelle d’écume, en indiquait encore l’emplacement.
— Là ! Là ! crièrent les matelots restés à bord de l’Ariadne, et qui, plus haut perchés que ceux du youyou, avaient un champ de vision plus ample.
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Portrait de José Moselli José Moselli La Cité du gouffre (1926)

J’en vis passer d’autres, des petits, ceux que j’appelais des « esclaves ». Ils poussaient devant eux, posés sur des hémisphères qui glissaient avec rapidité, toutes sortes d’objets en qui je reconnus des débris du « Thames » : bossoirs tordus, cornières, plaques de chaudières, etc.
» Une intuition me traversa l’esprit : si c’étaient ces êtres qui avaient provoqué le naufrage du paquebot, pour s’emparer de ses dépouilles ?
» J’entendis, peu après, un grincement qui me fit frémir : je me demandai si ce n’étaient pas les tôles de la chambre forte qui cédaient.
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