Jules Girard

Résumé

Jules Girard Dodone et ses ruines

Bientôt auprès du dieu unique paraît son épouse Dioné, née d’un dédoublement de lui-même, et ainsi se fortifie le principe personnel et bienfaisant qui s’apercevait à peine dans les ombres de la foi primitive. L’apparition distincte de ce principe, c’est la naissance même de la Grèce, qui, seule dans tout l’Orient, confiante et libre, vivifie la foi par le mouvement de l’esprit et l’élan de l’imagination.
Le sanctuaire de Dodone vient d’être retrouvé par M. Carapanos. On le cherchait généralement plus près du lac de Janina ; la plupart le plaçaient à Castritza.
Source : Wikisource

Jules Girard Dodone et ses ruines

« Une torche prend feu au milieu des eaux et flotte brillante au gré des vents, » dit le poète Lucrèce. C’était sans doute cette fontaine dont le bruit, convenablement interprété, devenait une révélation de la pensée de Jupiter. Enfin la divination par les sorts était aussi en usage à Dodone. Les moyens de consultation étaient donc multipliés dans ce lieu privilégié, tout plein de la divinité primitive, premier centre où elle avait réuni les ancêtres des Hellènes, les Grecs, comme les appelle Aristote, et où elle les avait initiés aux premiers élémens de la vie civilisée.
Source : Wikisource

Jules Girard Dodone et ses ruines

Jupiter y eut pour premiers interprètes les antiques Selli, dont la vie austère et dure était soumise à une règle ascétique, bien contraire à l’esprit de l’hellénisme, mais en rapport avec le sombre caractère de la religion primitive, qui absorbait ses prêtres en elle-même : « Les Selli qui dorment sur le sol et ne se lavent pas les pieds, » disait Homère ; « les Selli, habitans de la montagne, ayant la terre pour couche, » dit encore Sophocle. Des femmes, les Péléiades, eurent aussi, dès une très haute antiquité, pour fonction de transmettre les réponses de l’oracle.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature