Résumé

Jules Jardinier Notice sur Monseigneur Pierre-Joseph-Georges Pigneau de Béhaine… (1866)

L'évêque d'Adran passa aussitôt le golfe de Siam avec son royal élève, deux mandarins et trente-six Cochinchinois qui devaient former sa maison et sa garde.
Au mois de février 1787, Pigneau de Béhaine débarque à Lorient, ce même port qui l'avait vu s'embarquer humble missionnaire en 1765. Tout ce qui porte le cachet du grandiose et de l'imprévu a souvent le triste privilége d'inspirer la défiance et d'éveiller parfois de malheureuses passions.
Source : Gallica

Jules Jardinier Notice sur Monseigneur Pierre-Joseph-Georges Pigneau de Béhaine… (1866)

Des milliers d'hommes qui marchent sous les armes , une multitude d'éléphants, des canons de campagne , des musiciens, 80 hommes choisis portant le corps dans un splendide palanquin, une immense oriflamme où sont brodés en caractères d'or les titres donnés à l'évêque par le roi de France et celui de Cochinchine, cinq étendards qui ne figurent que devant les rois et qui sont un hommage rendu à ses services militaires, 50,000 hommes, sans compter les spectateurs, qui couvrent les deux côtés du chemin, l'espace d'une demi-lieue
Source : Gallica

Jules Jardinier Notice sur Monseigneur Pierre-Joseph-Georges Pigneau de Béhaine… (1866)

Le 16 juin 1863, M. le curé d'Origny avait l'honneur d'être reçu, à Paris, par M. l'amiral Bonnard, porteur du traité qui venait d'être conclu entre la France et la Cochinchine. M. l'amiral dit, entre autres choses, dans cette entrevue, que le nom de l'évêque d'Adran était encore aujourd'hui, après plus de soixante ans, le nom français le plus connu et le plus vénéré dans la Cochinchine; il ajoutait que le Gouvernement français, pour reconnaître ce prestige et s'y associer, venait de fonder à Saïgon des écoles dotées
de bourses qui devaient porter le nom de bourses de l'évêque d'Adran.
Source : Gallica

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