Julien-Marie Daniélo

Résumé

Julien-Marie Daniélo La Révolution, l'Europe et la guerre… (1830)

Les riches se doivent au gouvernement, le gouvernement se doit au peuple malheureux. Le riche doit assistance et concours au pouvoir dans ses vues bienfaisantes; le pouvoir doit au riche à son tour protection et sûreté dans ses jouissances et ses plaisirs; mais au peuple, qui travaille et qui souffre, il doit plus, il lui doit des secours et de l'aisance. Quant au devoir et à la dette du pauvre envers un pouvoir qui s'exerce de la sorte, c'est de la reconnaissance à ses chefs, de la soumission, de la fidélité et du dévouement à ses lois.
Source : Gallica

Julien-Marie Daniélo La Révolution, l'Europe et la guerre… (1830)

Le but de tous les flatteurs est l'avide ambition ou l'intérêt sordide. Peu leur importe le reste : le tout c'est eux. Voyez donc ce qu'ils ont fait de la restauration de la vieille monarchie, et craignez qu'ils n'en fassent autant à la restauration de votre jeune liberté; car tous ces hommes là se ressemblent et peut-être sont les mêmes : mais le bon sens de ce peuple rend toute crainte inutile, il a deviné les intentions de la malveillance, et déjoué ses projets; déjà toute idée, tout bruit de révolution est éteint, et les agitateurs délaissés sont réduits à n'agiter qu'eux-mêmes.
Source : Gallica

Julien-Marie Daniélo La Révolution, l'Europe et la guerre… (1830)

Le gouvernement que nous avons est une vraie république scellée du sceau conservateur de la royauté, et retenue, loin des tempêtes, dans le port par l'ancre au triple poids des deux chambres et du trône, c'est là ce qui la rend enfin une et indivisible, et ce qui a fait dire au vieux Lafayette, enfin parvenu à l'exécution de son idéal de liberté, et s'appuyant sur l'épaule de Philippe, comme pour se reposer des fatigues et des triomphes de sa belle et longue vie : Voilà le roi qu'il nous fallait, c'est la meilleure des républiques.
Source : Gallica

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