Résumé

Justin Mauran Le bon pasteur ou Essai sur la vie de M. Portalès curé de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à Paris (1854)

Et de sa bouche, de ses regards, de toute sa personne, cette foi de son coeur se répandait avec profusion sur tous ceux qui avaient le bonheur de l'entendre et de le voir.
Profondément pénétré de cette vérité que celui qui met son espérance en Dieu ne sera jamais confondu, jamais on n'a vu paraître sur son front seulement l'ombre de cette sombre tristesse qui tourmente l'âme même de beaucoup de personnes pieuses, parce qu'elles se laissent aller à la crainte d'un terrible avenir. Il mettait toujours le plus grand soin à glisser dans les coeurs la confiance avec la bonne volonté.
Source : Gallica

Justin Mauran Le bon pasteur ou Essai sur la vie de M. Portalès curé de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à Paris (1854)

La vie de notre vénérable père nous présente assez de faits, le souvenir de ses instructions est assez abondant en excellents conseils pour que les considérations que nous ferons sur lui fournissent à notre coeur une nourriture substantielle et bien suffisante dans tous nos besoins ; notre marche dans la vie d'ici-bas vers la vie d'en haut ne rencontrera pas un sentier dans lequel sa mémoire ne vienne nous prendre comme par la main, afin de nous soutenir au bord des précipices, afin de nous faire gravir les scabreux et rapides penchants qui trop souvent nous épouvantent.
Source : Gallica

Justin Mauran Le bon pasteur ou Essai sur la vie de M. Portalès curé de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à Paris (1854)

On ne se fait pas une idée de la tristesse qui régna dans l'église Bonne-Nouvelle pendant tout ce Carême et jusqu'à la Pentecôte. Si quelquefois au dehors on avait un peu de joie, en entrant dans l'église, on ne voyait pas le bon père; alors, un sentiment rétressissait le coeur et se traduisait par un regard et une attitude mélancolique. Le jour de la Pentecôte dérida les fronts : le bon pasteur reparut au milieu de ses chères brebis. Il ne revenait pas encore tous les jours; mais on avait le bonheur de le revoir au moins tous les dimanches.
Source : Gallica

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