Résumé

Le Départ pour l'exil. Eu-Tréport… (1886)

Monsieur le Comte de Paris ne peut détourner les yeux du rivage de cette France dont on veut le chasser à jamais. Ayant autour de lui Madame la Comtesse de Paris, le duc d'Orléans, le duc de Chartres et le prince Henri, le Prince demeure immobile admirant au loin le féerique spectacle de ces deux jetées s'avançant dans la mer couvertes d'une foule agitant des mouchoirs en signe d'adieu et dont l'éloignement empêche d'entendre les acclamations et les cris.
Source : Gallica

Le Départ pour l'exil. Eu-Tréport… (1886)

Au moment où le bateau prend la haute mer, le pavillon tricolore s'abaisse trois fois pour saluer la terre de France.
On raconte dans la foule qu'on a offert au Comte de Paris d'arborer un drapeau de soie portant outre les couleurs nationales les armes de sa maison, et qu'il a répondu : « Non, rien que la France, rien que le drapeau français.»
Après le départ, un grand silence se fait ; tout le monde est dans le recueillement, la foule s'écoule lentement, le vide se fait dans ce vaste espace si animé un instant avant.
Source : Gallica

Le Départ pour l'exil. Eu-Tréport… (1886)

Les assistants veulent le suivre jusqu'au dernier moment. Ils se pressent le long du quai et se dirigent jusqu'à l'extrémité de la jetée en poussant les cris vingt fois répétés : « Vive la France ! Vive le Comte de Paris ! Vive le roi! Au revoir, à bientôt! »
Les acclamations ne s'arrêtent que lorsque le bateau, sorti du port, a pris la mer, faisant toujours flotter au haut du grand mât les couleurs nationales.
Source : Gallica

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