Résumé

Les fausses positions, lettre à un homme d'État (1821)

Qu'est-ce que le salut, sinon l'affranchissement final de la position de l'homme? Qu'est-ce que la vertu, sinon la force nécessaire pour y arriver? Qu'est-ce que le bien, sinon l'ordre immuable où notre place est marquée ? Qu'est-ce que le juste et l'injuste, sinon la rectitude ou la confusion des voies qui nous y conduisent? Qu'est-ce que les torts, sinon des sinuosités qui nous en écartent? Qu'est-ce, enfin, que tous les mots de notre raison, sinon des expressions puisées dans les idées de bonnes ou mauvaises positions, que l'homme peut prendre entre le ciel et l'enfer?
Source : Gallica

Les fausses positions, lettre à un homme d'État (1821)

L'indigence est dans sa demeure, et le luxe est dans son âme; toutes les réalités de sa vie sont tristes et modestes, toutes ses idées sont brillantes et ambitieuses : les chimères qu'elle convoite sont séparées d'elle par un précipice, mais les bords de ce précipice sont tapissés de fleurs, et nous savons comment elle y tombe ; ses fautes, ses malheurs, sa ruine viennent de ce fait unique, qu'elle a pris une fausse position dans la vie.
Source : Gallica

Les fausses positions, lettre à un homme d'État (1821)

Les théories et leur liberté sont la propriété de l'opposition ; la conduite des affaires publiques est le partage de l'administration. N'être pas dans l'opposition, et ne pouvoir réaliser ses plans dans l'administration, c'est être dans une fausse position ; ne pouvoir réaliser ses plans qu'en partie, c'est les compromettre, c'est engager avec eux son existence politique.
Source : Gallica

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