Résumé

Les souvenirs et les destinées de la France par l'abbé Paul de Cagny (1877)

La Religion n'est-elle pas l'âme de la société civile qui ne saurait se maintenir sans elle ; puisqu'elle seule inspire les vertus solides et sociales, garantie de sa conservation? Mais ce grand principe doit s'appliquer à la France particulièrement. La Providence lui a donné une mission spéciale à remplir, comme nation privilégiée entre tous les autres royaumes ! Il faut donc, comme aux beaux jours de sa gloire et de sa puissance, qu'elle redevienne sincèrement religieuse et la fille aînée protectrice de l'Église, ou elle ne sera plus !
Source : Gallica

Les souvenirs et les destinées de la France par l'abbé Paul de Cagny (1877)

Ils se disent, avec emphase, plus instruits maintenant, plus libéraux, plus désintéressés et plus dignes peut-être que les prêtres ; plus capables, par l'instruction et la civilisation, de moraliser les peuples, sans désormais aucune intervention de Dieu, par ses représentants, sur les membres de la Société chrétienne! Quel oubli du passé! est-ce que en 1793, la France n'a point fait déjà la triste, la longue et funeste expérience, de ce gouvernement d'absolue démocratie, sans cléricaux, sans sacerdoce, sans autels et sans Dieu?
Source : Gallica

Les souvenirs et les destinées de la France par l'abbé Paul de Cagny (1877)

Le règne de Louis XIV, le monarque absolu par excellence, ne fut-il pas le plus affligé par une suite presque consécutive d'entreprises militaires, glorieuses sans doute, mais ruineuses pour la France? Les excès de l'absolutisme des rois, les abus de la féodalité, comme la corruption des moeurs et l'impiété des philosophes qui avaient envahi les masses, ne tardèrent pas à faire éclater l'absolutisme des peuples, par la longue et terrible révolution de 1789.
Source : Gallica

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