Résumé

Lettres d'un Prussien sur la politique en France… (1877)

M. Thiers ne laissa pas tomber cet usage, et la continuation des traditions de la monarchie chez le président de la République de 71 se conçoit facilement : au lendemain d'une paix si chèrement achetée, en présence de tant de désastres et de ruines à réparer, d'une insurrection formidable à vaincre, d'une rançon énorme à payer, d'un ennemi encore menaçant et semblant se retirer à regret, la nation française, affolée, consternée, se jeta sans conditions dans les bras du seul personnage assez consistant pour inspirer à l'Europe quelque croyance dans le relèvement de la France.
Source : Gallica

Lettres d'un Prussien sur la politique en France… (1877)

Berlin, 15 décembre 1876.
Vous n'attendez certainement pas que je vous résume l'opinion de la Prusse sur la crise ministérielle que vous venez de traverser. Beaucoup s'en sont frotté les mains, qui toujours sont prêts à se réjouir de ce qui peut arriver de fâcheux à la France ; quant à nous, qui avons passé en France nos plus belles années, et qui croyons que l'humanité n'a point de frontières, nous en avons été profondément affligés, mais non étonnés, car la durée de ce ministère a dépassé toutes nos prévisions.
Source : Gallica

Lettres d'un Prussien sur la politique en France… (1877)

« Le ministre français se plaint d'une perte de temps ? il a raison : le temps est un capital qui diminue tous les jours dans la bourse de chacun, mais si les fonctionnaires inférieurs, en France, n'étaient pas si avares du leur, on ne tourmenterait pas autant le ministre pour qu'il donne du sien. » Je crois effectivement qu'en Prusse, la justice n'aurait laissé à personne la possibilité de se plaindre au Parlement qu'un bris de scellés par un prêtre fût resté impuni; cependant nous voulons croire que ce n'est pas qu'à Berlin qu'il y a des juges.
Source : Gallica

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