Résumé

Lettres de mon village (1872)

“ Je sais maintenant que vous détestiez l'empire de tout l'amour que vous aviez pour l'ordre, la liberté et la justice. S'il y a encore des hommes qui osent dire le contraire, malgré l'évidence qui éclate à tous les yeux, c'est qu'ils ne peuvent vous pardonner d'être demeuré debout alors qu'ils étaient courbés, et de leur avoir donné des conseils dont leur aveuglement les a empêchés de profiter.
C'est parce que je vois tout cela que j'ai confiance en vous, et voilà pourquoi j'ai recours à votre obligeance bien connue pour me tenir au courant de la situation politique du pays.
”
Source : Gallica

Lettres de mon village (1872)

“ M. LE MARQUIS. — C'est vrai, nous avons la République sans républicains. Mais comme à chaque élection nouvelle le pays, sur lequel le clergé et la noblesse n'ont plus la même influence qu'autrefois, accroît le nombre des républicains de la Chambre, nous pouvons prévoir le moment où la Chambre sera en majorité républicaine. Si ce malheureux moment arrive, et il arrivera si M. Thiers reste au pouvoir parce que le président de la République laisse les électeurs voter comme bon leur semble, c'en est fait de notre influence dans le pays. ”
Source : Gallica

Lettres de mon village (1872)

“ Ce sont trois coteries qui se disputent le pouvoir comme une proie. Seule la République s'adresse à tous sans distinction, nobles ou vilains, riches ou pauvres, pourvu qu'ils soient honnêtes. Sa devise est : Aux plus dignes ! J'admire la modestie de ceux qui combattent la République. Ils ont l'air de reconnaître que la capacité leur fait défaut. Dans l'aveuglement de leurs passions ils ne s'aperçoivent pas qu'ils se condamnent eux-mêmes. ”
Source : Gallica

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