Louis-Auguste Dupuy

Résumé

Louis-Auguste Dupuy Un roi, un ministère, une France… (1817)

Du moment que le Roi peut, d'un mot, changer toute l'administration, l'autorité lui reste toujours et toute entière. Quant aux apparences aristocratiques qu'un conseil de ministres donne à une monarchie, je répondrai que, d'après la nature des choses, il y a de l'aristocratie dans la monarchie, comme il se trouve de la monarchie dans l'aristocratie, et même dans la démocratie; car le conseil le plus démocratique a pourtant son président, comme la monarchie la plus absolue a son conseil.
Source : Gallica

Louis-Auguste Dupuy Un roi, un ministère, une France… (1817)

COMME l'administration n'est qu'une dérivation , un reflet, un prolongement du gouvernement, qu'elle sort de lui, et qu'elle se maintient par lui, il semble qu'on a tout dit contre le défaut d'unité dans l'un , quand on a montré ce qu'il avait de hideux dans l'autre. Mais on n'aperçoit jamais bien un vice politique dans ses effets immédiats. Tant qu'il reste sur les hauteurs, je ne sais quel voile magique le dérobe à la censure : c'est quand il descend, qu'on le jugé mieux.
Le même esprit d'indépendance qui porte chaque ministre à s'isoler, porte les préfets à s'isoler des ministres.
Source : Gallica

Louis-Auguste Dupuy Un roi, un ministère, une France… (1817)

La responsabilité peut être envisagée de deux manières, où isolément dans chaque ministère, ou solidairement entre tous les ministres. Il ne faut jamais perdre de vue que le régime constitutionnel est le seul qui consacre l'inviolabilité des rois, parce qu'il est le seul qui la fonde sur quelque chose de positif ; c'est-à-dire sur la responsabilité que d'autres supportent pour eux , car il ne peut y avoir plus d'une responsabilité pour une même chose.
Source : Gallica

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