Résumé

Louis Guérin-Duval : notice biographique (1888)

Il était jeune encore; si Dieu lui conservait la santé et la vie, il voyait tout ouvert devant lui un bel et fécond avenir. Hélas ! sa santé était déjà ruinée, la vie allait lui échapper.
XI.
M. Guérin ressentit, dès l'année 1884, les premières atteintes du mal qui devait l'emporter. Des palpitations du cœur assez douloureuses, s'aggravant lorsqu'une émotion triste ou une préoccupation excessive venait le saisir, furent pour lui un avertissement qu'il ne négligea pas tout à fait, mais dont il ne tint cependant pas assez de compte.
Source : Gallica

Louis Guérin-Duval : notice biographique (1888)

Comme chef de parti, il était agréé de tous, aimé de beaucoup, universellement admiré; comme avocat, il était non seulement apprécié à sa valeur, mais entouré d'une faveur que le hasard même semblait servir, car on remarquait qu'il faisait triompher au Palais presque toutes les causes dont il se chargeait; nous avons dit déjà que son talent avait acquis sa pleine maturité; enfin, comme homme privé et comme chrétien, toutes ses habitudes se
ressentaient des aspirations qu'il entretenait vers une vertu plus haute et une piété plus parfaite.
Source : Gallica

Louis Guérin-Duval : notice biographique (1888)

En toute autre conjoncture, l'admirable talent et l'incontestable honnêteté de M. Emile Ollivier n'auraient pas suffi pour le recommander au choix du Comité dont Louis Guérin était membre. Mais on était sur une pente que nul ne songeait à remonter ; n'ayant plus un gouvernement fort, on voulait un gouvernement vraiment soucieux de respecter la liberté de tous , et, sur ce point, l'éloquent conseiller de l'Empereur avait fait ses preuves. Le commissaire général de 1848 jouissait de la réputation méritée d'être, chose rare, un libéral sincère et conséquent.
Source : Gallica

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