Résumé

Portrait de Louis XVIII Louis XVIII Revue des Deux Mondes

Au lieu de cela, ce fut la Reine qui fut attirée dans la société de la comtesse. Marie-Antoinette eut tort de se laisser entraîner ainsi ; mais elle aimait, elle se voyait aimée ; cette société l’amusait ; elle était bien loin de prévoir qu’un sentiment pur lui fît jamais de tort, ou, pour mieux dire, elle fut dans une erreur bien excusable à son âge et avec l’amour qu’elle voyait que toute la nation française lui portait ; elle crut donner de la considération à ceux qui lui faisaient perdre le sienne.
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Mais c’est le moindre des reproches que la postérité fera à cette société. Marie-Antoinette était généreuse, bienfaisante ; sa plus douce jouissance était le spectacle des heureux qu’elle avait faits. Le Roi prenait sa part de ce plaisir, tant parce que la bonté naturelle de son cœur l’y portait, que par la tendresse qui le faisait voler au-devant des moindres désirs de la Reine. La société en profita ; chacune des personnes qui la composaient échauffait l’intérêt de la comtesse Jules en sa faveur.
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Je n’y puis répondre que par ma profession de foi politique : je hais toutes les révolutions, parce que rien ne cause tant de maux aux peuples ; je hais ceux qui les font, depuis Sylla jusqu’à l’abbé Sieyès, parce que je regarde ceux qui renversent les lois de leur pays comme les plus grands des criminels ; je hais surtout la Révolution française et ses auteurs, parce que ses principes, qui ne sont autre chose que des abstractions métaphysiques, poussées au dernier degré, sont subversifs de tous les principes religieux et de toutes les institutions sociales.
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