Ludovic Martiny

Résumé

Ludovic Martiny Le vingt-cinquième Mobile (1871)

Un peu plus loin, des mobiles échangeaient avec quelques gamins des décharges de boules de neige, et semblaient chercher, dans le souvenir de ces luttes enfantines, l'oubli de celles du présent.
Les plus huppés se répandaient dans la ville, avides de savourer les douceurs que l'argent pouvait leur procurer.
A la nuit, tout rentrait dans le calme, chacun se
blottissait dans un coin de voiture, faisant intérieurement des vœux ardents pour que la journée du lendemain ressemblât à celle qui venait de s'écouler.
Source : Gallica

Ludovic Martiny Le vingt-cinquième Mobile (1871)

Aussi, lorsque nous arrivâmes sur les lieux de l'action, le feu cessait de toute part, grâce à la venue de la nuit.
La neige commença à tomber avec les ténèbres, et nous passâmes environ douze heures de temps, à peu près, sans feu.
Plus heureux que le grand nombre, je me blottis dans une meule de paille; et pus ainsi goûter quelques heures de repos.
Avant le jour, on nous fit opérer un mouvement de recul, et l'aube vint éclairer nos lignes de bataille devant Arthenay.
Source : Gallica

Ludovic Martiny Le vingt-cinquième Mobile (1871)

L'expérience, hélas ! devait bientôt nous démontrer combien sont poignantes les souffrances qu'occasionne la guerre, et réduire aux proportions du plus navrant réalisme les récits si souvent taxés de fictions.
Nous campâmes à Vierzon, et je m'aperçus vite que les roses avaient fait place aux épines.
Le souvenir de ma première nuit au camp s'effacera difficilement de ma mémoire, et je céderais volontiers au désir d'analyser ici les impressions que j'éprouvai, si, nouveau Juif-Errant, je ne voyais se
dresser devant moi l'image de cent pérégrinations plus cruelles me criant : Marche ! marche !
Source : Gallica

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