Léon Dusillet

Résumé

Léon Dusillet Le Bienheureux H.-P. Quinot,..… (1844)

Il est vrai que la paix de Nimègue avait cédé la Comté de Bourgogne à Louis ; mais les peuples sont-ils des troupeaux qu'on échange, et le caprice de la victoire est-il la loi de l'Univers ? On efface, on déchire un traité, gage incertain d'une foi douteuse, mais ce sentiment profond d'amour et de devoir, cette charte du coeur, peut-on les rayer d'un trait de plume? Hugues-Philippe, poussé et retenu par mille idées contraires, ne savait que résoudre. Une voix impérieuse lui commandait de fuir; mais fuir, c'était déserter. Tour à tour il avançait et retirait un pied timide.
Source : Gallica

Léon Dusillet Le Bienheureux H.-P. Quinot,..… (1844)

Un rien effarouchait leurs scrupules, et leur piété rigide imputait à péché la moindre faute. Hugues-Philippe était à la gêne auprès de ses soeurs, qui le reprenaient toujours d'un ton brusque, et le chapitraient avec aigreur. Il se lassa enfin de la sécheresse de leurs leçons et de la roideur de leur caractère, et cette lassitude amena le dégoût de la vie domestique, de la prière et du travail. Un seul mot eût guéri cette âme infirme, mais ce mot affectueux, Catherine et Marie-Barbe ne savaient pas le dire, et d'ailleurs capituler, c'était céder.
Source : Gallica

Léon Dusillet Le Bienheureux H.-P. Quinot,..… (1844)

Les âmes religieuses conçoivent seules l'ineffable joie de ces saintes filles, dont le frère enfin retrouvait Dieu, après l'avoir perdu quinze ans. Agenouillés tous trois aux pieds de la Vierge, ils confondaient leurs plaintes et leurs soupirs. Hugues-Philippe se frappait la poitrine et ne laissait échapper que des gémissemens; mais ses soeurs, à force de caresses, ranimaient peu à peu son espoir découragé. Que l'amour fraternel est un baume salutaire pour les coeurs souffrants!. Les pleurs de Quinot tarirent, et la grâce qui soutient et console, releva ce pécheur abattu.
Source : Gallica

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