E.-B. Chabert-Plancheur

Résumé

E.-B. Chabert-Plancheur Gibalin de Grimaldi (1872)

Plusieurs fois Gibalin aurait voulu franchement lui ouvrir son coeur et lui apprendre combien il souffrait du chagrin d'amour, de cette passion non éteinte qu'il éprouvait en lui et qu'il ne pouvait maîtriser.
Mais il ne l'osait, tant sa timidité était grande; il craignait de paraître ridicule en voyant ses amis si gais, si heureux, rire de tout dans leur insouciance, sans s'attacher à rien.
Cependant il comprenait que la coupe d'amertume et de souvenirs pénibles débordait ; qu'il avait besoin d'épancher au sein d'un ami fidèle ses chagrins, qu'il n'avait plus la force de supporter seul.
Source : Gallica

E.-B. Chabert-Plancheur Gibalin de Grimaldi (1872)

Ce qui faisait rire l'un, causait une vive joie à l'autre. Leurs coeurs ne formaient plus qu'un désir.
Gibalin répétait souvent à sa belle et tendre mie qu'il n'aurait plus pu vivre loin d'elle; que son existence sans elle n'aurait été qu'un long martyre
— Et moi, croyez-vous donc, mon aimé, que je n'ai pas souffert de votre départ précipité, après l'étincelle d'amour que vous aviez jeté dans mon coeur ? Mais n'y pensons plus, laissons ce triste passé dans un éternel oubli, ne parlons que du bonheur qui se prépare pour nous et de l'affection tendre qui nous unit et qui ne faiblira jamais.
Source : Gallica

E.-B. Chabert-Plancheur Gibalin de Grimaldi (1872)

Pauvre et chère Catherine !...
De Varly, cet homme le plus abject de tous les êtres, était près de la jeune captive, dardant sur elle ses yeux farouches, où se reflétait la plus impitoyable haine.
— Ah ! gaillarde, lui disait-il, lu n'as pas voulu rendre heureux mon fils Claude. Un mot de toi pourtant aurait suffit; tu as préféré rejeter son amour ; tu en as ri même avec Gibalin ; mais sache que ta dernière heure est venue et que, ne pouvant te garder plus longtemps en mon pouvoir, je ne te rendrai que morte.
Source : Gallica

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