E.-B. Chabert-Plancheur, Gibalin de Grimaldi (1872)
“ Plusieurs fois Gibalin aurait voulu franchement lui ouvrir son coeur et lui apprendre combien il souffrait du chagrin d'amour, de cette passion non éteinte qu'il éprouvait en lui et qu'il ne pouvait maîtriser. Mais il ne l'osait, tant sa timidité était grande; il craignait de paraître ridicule en voyant ses amis si gais, si heureux, rire de tout dans leur insouciance, sans s'attacher à rien. Cependant il comprenait que la coupe d'amertume et de souvenirs pénibles débordait ; qu'il avait besoin d'épancher au sein d'un ami fidèle ses chagrins, qu'il n'avait plus la force de supporter seul. ”
