Résumé

Jules Prost-Lacuzon La Tour aux vipères, chronique jurassienne du XVe siècle… (1864)

Le pauvre bedeau restait là, ébahi, ahurri, de l'événement, comme un homme en proie à un affreux cauchemar, et qui ne peut ni fuir ni se défendre.
— Jacques Patron, lui murmura presqu'à l'oreille l'arrivant; défie-toi de ta langue, car elle pourrait bien un jour te conduire à la perle ; retourne où tu dois être.
Et le meurtrier du rôdeur de nuit, se perdit dans l'obscurité de la rue des trois moulins.
— Le mendiant du porche I exclama le bedeau, en se dirigeant à toutes jambes, du côté de la cathédrale, dans laquelle il retrouva son compagnon à demi-mort de frayeur.
Source : Gallica

Jules Prost-Lacuzon La Tour aux vipères, chronique jurassienne du XVe siècle… (1864)

Et si celle que tu aimes est morte; si celle que tu aimes est à jamais perdue pour toi?
— Que m'imporle! elle aura emporté avec elle toute l'affection que je pouvais donner en ce monde.
— Adieu donc! reprit la démonia; tu as été mon mauvais génie, je te le pardonne ; mais si ton coeur n'est pas de pierre, n'accorderas-tu pas une dernière caresse à celle qui s'en va seule et désolée loin de toi, pour peut-être, ne jamais te revoir?
— Que veux-tu? dit Raoul d'une voix émue.
•—Un baiser, comme celui d'un frère. Et elle tendit son front blanc et pur au rôdeur, qui y posa ses lèvres.
Source : Gallica

Jules Prost-Lacuzon La Tour aux vipères, chronique jurassienne du XVe siècle… (1864)

J'avais des amis, ils m'ont à tort ou à raison, abandonné; tout ce que j'aimais s'est éclipsé, comme l'ombre devant les rayons du soleil, ou comme la rosée sous un ciel brûlant; à présent, je suis seul, avec le désespoir dans l'âme et un amour insensé, plus vif que jamais, dans le coeur.
Allons, pauvre rôdeur; marche, marche dans le sentier d'épines où la fatalité a conduit les pas; marche, jusqu'à ce que la tombe s'entrouvre sous tes pieds, jusqu'à ce que l'illusion cesse et que l'heure du repos soit venue.
Source : Gallica

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