Jules Prost-Lacuzon, La Tour aux vipères, chronique jurassienne du XVe siècle… (1864)
“ Et si celle que tu aimes est morte; si celle que tu aimes est à jamais perdue pour toi? — Que m'imporle! elle aura emporté avec elle toute l'affection que je pouvais donner en ce monde. — Adieu donc! reprit la démonia; tu as été mon mauvais génie, je te le pardonne ; mais si ton coeur n'est pas de pierre, n'accorderas-tu pas une dernière caresse à celle qui s'en va seule et désolée loin de toi, pour peut-être, ne jamais te revoir? — Que veux-tu? dit Raoul d'une voix émue. •—Un baiser, comme celui d'un frère. Et elle tendit son front blanc et pur au rôdeur, qui y posa ses lèvres. ”
