Léon Tolstoï,
Étapes d'une vie
(1935)
“ Je me trouve gêné. — Comment es-tu gêné là où tout le monde est heureux de te voir? Tu es ridicule, mon cher. — Que faire si je suis timide! Je suis certain que tu n'as jamais rougi de ta vie, tandis que la moindre chose me fait rougir, dit-il en s'empour-prant au même moment. — Savez-vous d'où vient votre timidité?... D'un excès d'amour-propre, mon cher, dit Doubkov d'un ton protecteur. — Quel excès d'amour-propre ? dit Nekhlioudov piqué au vif. Au contraire, je suis timide parce que j'ai trop peu d'amour-propre. Il me semble toujours que je suis désagréable, ennuyeux... ”
