Résumé

Léonce Lenormand Observations sur le recrutement et le remplacement militaire (1848)

L'impossibilité de réduire encore ce chiffre de sept années étant une fois démontrée, il ne reste plus qu'à opter entre l'un ou l'autre de ces deux systèmes : généraliser, au nom de l'égalité absolue, l'obligation du service militaire, et, par conséquent, surcharger la France de l'entretien ruineux de plus d'un million et demi de soldats, ou laisser subsister ce qui existe, en confiant aux hasards du tirage le soin de désigner ceux des citoyens que la patrie réclame pour sa défense. Enoncer un semblable dilemme, c'est le résoudre.
Source : Gallica

Léonce Lenormand Observations sur le recrutement et le remplacement militaire (1848)

En généralisant l'impôt du sang, nous dira-t-on, le gouvernement l'assimilera parfaitement aux impôts pécuniaires. On n'augmentera pas l'effectif de l'armée , mais, en répartissant le service requis entre tous les citoyens, on diminuera d'autant la charge de chacun, de telle sorte que les recrues n'auront plus à supporter que deux au lieu de sept années de service. De cette façon, la France conservera toujours un nombre suffisant mais modéré de soldats ; ceux-ci accepteront gaîment un fardeau devenu bien moins lourd, et le principe admirable de l'égalité républicaine prévaudra entièrement.
Source : Gallica

Léonce Lenormand Observations sur le recrutement et le remplacement militaire (1848)

Le luxe dans les habitations, la recherche dans les vêtements, les délicatesses de l'alimentation, les plaisirs que procurent les beaux-arts; toutes les choses, en un mot, qui constituent l'élégance et le confortable de la vie ne sont et ne peuvent être à la portée de tous les citoyens. Faudra-t-il, dès-lors, bannir le luxe, etc., sous prétexte d'égalité, au risque d'une perturbation incommensurable pour l'industrie et le commerce ?
Source : Gallica

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