Marie-Joseph Lagrange

Marie-Joseph Lagrange

Résumé

Portrait de Marie-Joseph Lagrange Marie-Joseph Lagrange Saint Justin, philosophe, martyr (1914)

Justin va droit au but. Il ne s'arrête pas à prouver que Dieu, père des dieux et des hommes, comme disaient les païens, est le seul Dieu, le seul adorable ; des philosophes ne devaient pas l'ignorer. Il laisse aux stoïciens le soin de relever les indices de sa Providence. Ce n'est pas qu'il craigne, en insistant trop sur l'unité de Dieu, d'être empêché ensuite de proposer la divinité des personnes divines. Lui aussi n'adore qu'un seul Dieu, mais les fidèles, en même temps que le Père, adorent son Fils et l'Esprit-Saint. C'est à ce culte qu'il faut amener les païens.
Source : Gallica

Portrait de Marie-Joseph Lagrange Marie-Joseph Lagrange Saint Justin, philosophe, martyr (1914)

Non que Justin ait mis le Verbe tout à fait sur le même rang que le Père, mais, quoi qu'il en soit de ce point sur lequel il faudra revenir, ce ne sont point des notions philosophiques sur la transcendance de Dieu qui ont déterminé les rapports du Fils avec le Père.
Il va de soi que tout monothéisme est une doctrine de transcendance. Le monde peut être ou ne pas être, Dieu est. Le monde a commencé, Dieu est éternel. Entre l'être du Dieu infini et absolument parfait, et l'être des choses limitées et changeantes, il n'y a qu'une ressemblance éloignée, nulle identité.
Source : Gallica

Portrait de Marie-Joseph Lagrange Marie-Joseph Lagrange Saint Justin, philosophe, martyr (1914)

Nous croyons que la grâce, « pareille à l'aigle qui excite sa couvée et la porte sur ses ailes 2 », nous rendra capable, par la lumière de gloire, de fixer le soleil, et nous oublions ce qu'avait d'insolent cette hardiesse de la raison, et son impuissance à franchir l'abîme qui nous sépare de l'infini.
Bientôt le platonisme, averti par le christianisme lui-même, aura recours pour voir Dieu à l'ascétisme, à la prière, et à des pratiques superstitieuses voisines de la magie.
Au 11° siècle, il n'en était pas encore là, mais il était encore plus éloigné du rationalisme de Socrate.
Source : Gallica

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