Résumé

Mémoires d'un termite, pour servir à l'édification publique (1870)

Nous ne ferons pas à Markessou l'injure de dire qu'il naquit sous cette étoile : mais comme personne, plus que nous, n'a été à même de l'apprécier, par les manoeuvres qu'il a employées en toutes circonstances contre nous, cela nous autorise à dire que, du jour ou l'impression du journal l'Avenir aurait pu nous être utile ou du moins nous sourire, c'en était assez pour qu'il s'y refusât : et il a préféré tout perdre que de prêter les mains à une combinaison favorable à tout le monde, mais surtout à nous-même.
Source : Gallica

Mémoires d'un termite, pour servir à l'édification publique (1870)

Les petits services entretiennent, dit-on, l'amitié: un nom imprimé dans un journal, a souvent ranimé le zèle d'un ouvrier négligent : c'est un truc comme un autre.
Mais de ce que la signature de secrétaire, est un nom pris au hasard, ou un nom convenu pris eu dehors de la rédaction effective, faut-il en conclure que ce nom ou l'individu qu'il désigne publie réellement le journal? Evidemment non. Il n'y a de publicateurs véritables que ceux que la loi peut atteindre, c'est-à-dire l'auteur de l'article, le gérant et l'imprimeur propriétaire.
Source : Gallica

Mémoires d'un termite, pour servir à l'édification publique (1870)

Mais les Dieux protégeaient les irréconciliables; les caractères d'imprimerie étaient fondus d'avance à Paris ; la presse gisait inactive sous les hangards de Markessou ; un rédacteur au bec d'oiseau de proie préludait à ses mélodies éthérées dans les jardins de Lechevalier.... Bref la période électorale s'ouvrait avec un nouvel organe de publicité dans la bonne ville du Puy. Nous assistions, indifférent, à l'approche de ces luttes animées. Puisque Dieu nous avait accordé des loisirs, nous en profitions pour noter une à une les escarmouches auxquelles allaient se livrer les combattants.
Source : Gallica

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