Résumé

Des journalistes et des journaux (1817)

Ce journal, qui ne compte pas encore deux années d'existence , a déjà pris un rang distingué parmi ses confrères. La modération et la sagesse en forment le caractère distinctif ; on ne le rencontre pas toujours sur la table du café, mais on l'aperçoit souvent sur le bureau du fonctionnaire public. Jamais on ne le voit, comme le font tant d'autres, se manquer à lui - même, en se livrant à des diatribes indécentes et grossières : c'est véritablement le journal de l'urbanité et du bon ton , et je ne m'étonne pas qu'un ministre éclairé et juste , lui accorde une protection spéciale.
Source : Gallica

Des journalistes et des journaux (1817)

C'est M. Villenave, écrivain laborieux et très-versé dans l'histoire littéraire de notre nation, qui est le fondateur et le principal soutien de ce journal. Ce que je reprocherai à ses collaborateurs, ce n'est pas de manquer de réputation, mais plutôt, de manquer d'enjoûment et d'amabilité. Le lundi est un jour heureux pour les lecteurs des Annales : ce jour là, dans un article intitulé la Semaine, M. Villenave, effleure en se jouant, les divers événements politiques et littéraires.
Source : Gallica

Des journalistes et des journaux (1817)

Quittez le format in-18, il n'est pas de bon ton ; il vous ferait autant de tort qu'un habit râpé à un homme de mérite, et prenez l'in-8° , hors duquel il n'y a plus aujourd'hui ni talent, ni même sens commun. Dès le temps de Lebrun, M. Fayolle était déjà, comme chacun sait, la gloire du Distique et l'espoir du Quatrain. Si Dieu lui accorde un demi-siècle de vie, il envahira un beau jour le poème épique; en attendant, le voilà qui, dans le Journal des Modes, vient de s'élever jusqu'au dixain.
Source : Gallica

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