Le Mercure

Définition et enjeux

S. Jacquemont Le Musée Thorvaldsen et l’église Notre-Dame de Copenhage

Le Mercure est une des merveilles de l’art moderne et suffirait à placer son auteur au premier rang. Le dieu est assis, nu, sauf le pétase ailé, sur un tronc d’arbre recouvert de sa chlamyde. De la main gauche il écarte de ses lèvres la syrinx dont il vient de jouer, et de la main droite tire doucement son épée du fourreau placé et maintenu sous le talon droit.
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Anonyme Le Salon de 1873

C’est Mercure qui vient de tomber des nuages, à côté d’un bon gros dieu terme à la face plate et carrée ; légèrement posé sur une jambe, l’autre jambe croisée devant la première, il se penche à l’oreille de la divinité rustique et lui murmure, un doigt sur les lèvres, une confidence qui semble beaucoup la réjouir. Rien de plus élégant et de plus dégagé que l’attitude du céleste messager ; on sent qu’il s’appuie à peine sur le sol et qu’il est tout prêt à reprendre son vol vers l’olympe.
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Portrait de Charles Augustin Sainte-Beuve Charles Augustin Sainte-Beuve Causeries du lundi

Le Mercure nous la montre plus au naturel, « parfaitement bien faite dans sa taille médiocre, avec un maintien noble et assuré, la tête et les épaules bien placées, les yeux pleins de feu, la bouche belle, le nez un peu aquilin, et beaucoup d’agrément dans l’air et les manières ; sans embonpoint, mais les joues assez pleines, avec des traits bien marqués pour exprimer la tristesse, la joie, la tendresse, la terreur et la pitié. »
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