Mercure (dieu)

Définition et enjeux

Anonyme,  Le Salon de 1873

“ C’est Mercure qui vient de tomber des nuages, à côté d’un bon gros dieu terme à la face plate et carrée ; légèrement posé sur une jambe, l’autre jambe croisée devant la première, il se penche à l’oreille de la divinité rustique et lui murmure, un doigt sur les lèvres, une confidence qui semble beaucoup la réjouir. Rien de plus élégant et de plus dégagé que l’attitude du céleste messager ; on sent qu’il s’appuie à peine sur le sol et qu’il est tout prêt à reprendre son vol vers l’olympe. ”
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Portrait de Homère Homère,  —    II. À Mercure.

“ Le fils de Jupiter et de Maïa, apercevant Apollon irrité du vol de ses génisses, s'enfonce aussitôt dans ses langes parfumés et reste enveloppé comme un tison enfoui sous des cendres amoncelées. A la vue du dieu qui lance au loin ses traits, Mercure, qui redoute sa présence, ramasse en un peloton sa tête, ses mains et ses pieds, comme un homme qui, sortant du bain, veut s'abandonner aux charmes du sommeil. Le dieu portait sous son bras la lyre divine. Il reconnaît aussitôt la belle nymphe des montagnes et son fils chéri, faible enfant s'enveloppant dans des langes trompeurs. ”
Source : Wikisource

Antoine Monnier,  L'art sacerdotal antique : explication du sens allégorique des principaux monuments grecs et romains du musée du Louvre… (1897)

“ Toujours Mercure plaide la cause de Vénus. Il ne devient le dieu des voleurs que lorsque l'éloquence est devenue jactance ne servant plus qu'au vol.
Mercure est le cube de Jupiter, ou le Verbe assis sur le Verbe, comme le dit saint Jean.
La tête de Mercure, sur un cube, est un terme (Hermès) ou borne de l'esprit humain et du dieu créateur.
”
Source : Gallica

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