Résumé

P.-Henri Chrétien Du diagnostic de la gestation chez les grandes femelles domestiques

Dans la première moitié de la durée de la grossesse, on ne peut presque jamais en affirmer l’existence. La cessation des chaleurs, les modifications dans le caractère et les aptitudes, peuvent bien établir de fortes présomptions, mais jamais une certitude complète. Ce n’est que dans la dernière moitié, alors que l’augmentation de volume du ventre, l’accroissement des mamelles ont été bien constatés, et qu’à l’aide des différents moyens d’exploration que nous avons passés en revue on a pour ainsi dire saisi le fœtus au sein de la matrice, qu’on peut affirmer que la femelle est pleine.
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P.-Henri Chrétien Du diagnostic de la gestation chez les grandes femelles domestiques

Plusieurs maladies, l’hydropisie des ovaires, l’ascite entre autres, donnent lieu, en effet, tout aussi bien que la gestation elle-même, à l’ampliation de l’abdomen ; sans compter que chez certaines femelles douées d’un fort appétit et abondamment nourries, mais avec des aliments fibreux et peu nutritifs, le ventre a naturellement un volume si exagéré, qu’il peut facilement en imposer, si on se contente d’un examen superficiel.
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P.-Henri Chrétien Du diagnostic de la gestation chez les grandes femelles domestiques

Les mouvements actifs du fœtus ont, au point de vue du diagnostic de la gestation, une très grande valeur ; bien constatés, ils donnent la certitude, non-seulement qu’un fœtus existe dans la matrice, mais encore que ce fœtus est vivant. Mais leur absence n’implique pas une conclusion contraire, car il arrive assez souvent que le fœtus, quoique vivant, se montre insensible à tous les moyens d’excitation.
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